
La Haute Cour militaire de la République démocratique du Congo a condamné l’ancien président Joseph Kabila pour trahison et participation à un mouvement insurrectionnel, en lien avec le groupe armé AFC/M23. Ce verdict historique a provoqué une onde de choc dans tout le pays, où l’ancien chef de l’État demeure une figure politique majeure.
Dans une déclaration rendue publique, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a exprimé sa « profonde indignation » face à cette décision, qu’elle juge contraire à la dignité humaine et aux valeurs chrétiennes. Les évêques rappellent que la peine de mort va à l’encontre du principe sacré de la vie, au cœur de la foi catholique.
Le tri-hebdomadaire Congo Nouveau souligne que la levée du moratoire sur la peine capitale, décidée en mars 2024, contredit les engagements internationaux de la RDC. À ce stade, aucun mandat d’arrêt international n’a été émis contre Joseph Kabila.
Par Komi ABLE


