
En Ouganda, la course à la présidentielle tourne à l’épreuve d’endurance pour l’opposition. Mardi, le principal rival du président Yoweri Museveni, Bobi Wine, a dû emprunter une moto pour contourner un barrage policier et rejoindre in extremis un meeting de campagne. Une scène symbolique d’une campagne marquée par les obstacles financiers et administratifs imposés aux candidats adverses du pouvoir.
Le parti de Bobi Wine dénonce une injustice flagrante : l’absence de financement public pour sa campagne, contrairement aux facilités dont bénéficierait le camp présidentiel. Cette inégalité de moyens limite sa capacité à se déplacer, à mobiliser ses partisans et à diffuser son programme dans les zones rurales.
Face à ces entraves, l’opposant a saisi la justice, espérant rétablir l’équité du scrutin. Mais dans un contexte où institutions et finances semblent pencher du même côté, beaucoup doutent que la bataille soit vraiment politique elle paraît surtout économique.
Par Komi ABLE


