
À Lomé, les propos du procureur de la République, Talaka Mawama, continuent d’alimenter la controverse. Lors de sa déclaration du 3 octobre dernier, il a mis en garde contre l’usage « irresponsable » des réseaux sociaux, évoquant des poursuites judiciaires contre les auteurs de publications jugées subversives. Une sortie qui n’a pas tardé à faire réagir la classe politique.
Le président du Pacte socialiste pour le renouveau (PSR), Professeur Komi Wolou, dénonce une justice « à deux vitesses » et accuse le procureur d’ignorer certains crimes « imprescriptibles » tout en s’acharnant sur les voix critiques. Pour l’opposant, ces menaces traduisent une dérive autoritaire et un recul des libertés publiques.
Alors que le débat enfle, plusieurs organisations de défense des droits humains appellent à un usage équilibré de la loi, pour protéger à la fois la liberté d’expression et l’ordre public.
Par Komi ABLE


