
Le mouvement de contestation prend de l’ampleur au Maroc. Dans la nuit du jeudi 2 au vendredi 3 octobre, le collectif GenZ 212, regroupant principalement de jeunes Marocains, a appelé à la démission du gouvernement. L’annonce intervient après une sixième soirée consécutive de manifestations dans plusieurs grandes villes du royaume, marquées par une participation croissante de jeunes citoyens.
Les protestataires expriment leur colère face aux insuffisances du système de santé et de l’éducation, deux secteurs jugés essentiels mais en crise. Selon GenZ 212, la population paie le prix d’un manque d’investissements publics, de la dégradation des infrastructures scolaires et hospitalières, ainsi que d’inégalités sociales qui frappent particulièrement la jeunesse. Les manifestants réclament des réformes structurelles et une meilleure répartition des ressources de l’État.
Face à cette mobilisation persistante, le gouvernement n’a pas encore réagi officiellement aux revendications du collectif. Cependant, plusieurs observateurs soulignent que ces manifestations traduisent un mécontentement social profond et pourraient ouvrir une nouvelle séquence politique au Maroc, où la jeunesse apparaît désormais comme une force de pression majeure.
Par Komi ABLE


