
Le procès de l’ancien Premier ministre malien, Moussa Mara, s’est ouvert ce lundi 29 septembre 2025 devant le tribunal de lutte contre la cybercriminalité à Bamako. L’homme politique est poursuivi pour « atteinte au crédit de l’État » et « opposition à l’autorité légitime », des accusations qui pèsent lourd dans le contexte sociopolitique actuel du Mali.
Au cours des audiences, le parquet a requis une peine de 24 mois de prison ferme à l’encontre de Moussa Mara. Les réquisitions s’appuient, selon les procureurs, sur des déclarations et actes publics jugés de nature à fragiliser les institutions et à remettre en cause l’autorité de l’État. La défense, de son côté, dénonce un procès politique et plaide l’innocence de son client.
Le verdict de cette affaire sensible sera rendu le 27 octobre 2025. Dans l’attente, le dossier continue de susciter de vives réactions au sein de la classe politique et de la société civile malienne, certains y voyant un signal d’avertissement adressé aux opposants, d’autres une application stricte de la loi.
Par Komi ABLE


