
Le Collectif Noo Lank a une nouvelle fois tiré la sonnette d’alarme face à la dégradation des conditions de vie des Sénégalais. Dans un communiqué publié récemment, il dénonce la flambée continue des prix des denrées de première nécessité, des loyers et de l’électricité. Selon le mouvement citoyen, ces coûts « atteignent des niveaux insupportables », alors même que « les revenus stagnent et que la précarité s’installe ».
Parmi les mesures gouvernementales critiquées, figure l’instauration d’une taxe sur les transferts monétaires. Noo Lank estime que cette décision « frappe directement la solidarité familiale », considérée comme le dernier filet de sécurité pour des millions de ménages dépendants des envois de la diaspora. Une mesure jugée injuste et socialement dangereuse par le collectif.
Enfin, l’annonce à Milan par le Premier ministre d’un « Diaspora Bond » est perçue par Noo Lank comme un « aveu d’échec ». Le mouvement estime qu’elle illustre l’« incapacité à mobiliser les ressources internes », à « réduire le gaspillage et la corruption » et à « instaurer une gouvernance rigoureuse et transparente ». Un réquisitoire sévère qui relance le débat sur les choix économiques et sociaux du gouvernement.
Par Komi ABLE


