
En raison de retards administratifs, le nouveau passeport de l’Alliance des États du Sahel (AES) n’ouvre toujours pas l’accès à l’espace Schengen. Malgré les annonces officielles vantant un document « souverainiste », son utilisation reste limitée pour l’instant aux frontières de quelques pays africains partenaires.
Ce contretemps s’explique par l’absence d’accords de reconnaissance biométrique et de validation sécuritaire auprès des autorités européennes. Résultat : les détenteurs de ce passeport doivent encore recourir aux anciens titres nationaux ou se contenter de voyages intra-africains.
Ironie de la situation, alors que les relations diplomatiques entre Paris et Bamako sont toujours tendues, la conception et la production de ce nouveau passeport ont été confiées… à une société française spécialisée dans les documents sécurisés. Un choix dicté par l’expertise technologique de l’entreprise, mais qui soulève des interrogations sur la portée réelle de la souveraineté revendiquée par les autorités de l’AES.
Par Komi ABLE


