
L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo a de nouveau marqué sa différence dans le paysage politique national. Dans une déclaration faite à ses partisans, le fondateur du PPA-CI a fermement exclu toute alliance avec d’autres forces politiques dans la perspective de l’élection présidentielle à venir. Pour lui, aucune convergence n’est possible tant que, selon ses mots, « les règles du jeu restent biaisées et défavorables à une véritable compétition démocratique ».
En rejetant catégoriquement le scrutin annoncé, Gbagbo dénonce un processus électoral qu’il estime verrouillé et dépourvu de garanties suffisantes de transparence. Il fustige également ce qu’il considère comme une instrumentalisation des institutions en faveur du pouvoir en place. Sa prise de position radicale fragilise les espoirs de rapprochement avec d’autres figures de l’opposition et accentue le climat de méfiance qui entoure déjà le rendez-vous électoral.
Cette posture risque d’isoler davantage l’ex-chef d’État, tout en renforçant son image de leader intransigeant face au système. Si certains observateurs voient dans cette stratégie un moyen de mobiliser sa base militante, d’autres estiment qu’elle pourrait affaiblir l’opposition dans son ensemble en réduisant les chances de constituer un front uni face au camp présidentiel.
Par Komi ABLE


