
La Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (Dnlt) a frappé un grand coup dans la traque des réseaux de fraude liés aux demandes de visas. Selon les informations rapportées par Libération, un système bien organisé de falsification et de manipulation de dossiers a été démantelé, impliquant des complicités au cœur même du dispositif de traitement.
Quatre personnes soupçonnées d’être des maillons essentiels de ce réseau ont été déférées hier au parquet. Leur mode opératoire consistait notamment à faciliter l’obtention frauduleuse de rendez-vous et à falsifier des documents destinés aux consulats de France, d’Italie et d’Espagne. D’autres individus, considérés comme complices, sont actuellement dans le viseur des enquêteurs et activement recherchés.
Cette affaire met en lumière les failles qui entourent la gestion des dépôts de visas et relance le débat sur la transparence et la sécurisation des procédures. Pour les autorités, ce coup de filet constitue un signal fort : la lutte contre les filières de fraude migratoire reste une priorité, alors que de nombreux candidats au voyage légal se heurtent à des obstacles administratifs de plus en plus complexes.
Par Komi ABLE


