
La situation politique au Népal reste très incertaine mercredi 10 septembre, alors que le pays attend la nomination d’un successeur au chef du gouvernement démissionnaire. Au lendemain de manifestations violentes, les rues de Katmandou étaient jonchées de carcasses de véhicules et de barrages, tandis que des bâtiments et magasins incendiés laissaient échapper des panaches de fumée. Selon la police, plus de 13 500 détenus se sont évadés durant les émeutes, qui ont également fait trois victimes parmi les forces de l’ordre.
Sous un couvre-feu strict, la capitale était paralysée, avec écoles, entreprises et commerces fermés. Les rares habitants présents dans les rues ont été priés par l’armée de regagner immédiatement leur domicile. D’importants effectifs militaires, accompagnés de chars et de véhicules blindés, ont été déployés dans plusieurs quartiers, où seule la circulation des véhicules d’urgence a été autorisée.
Les forces de sécurité ont commencé à dégager les débris et rétablir l’ordre dans la ville. L’armée a annoncé l’arrestation de 27 personnes dans Katmandou et la saisie de 23 armes à feu. La situation reste tendue et fragile, et la communauté internationale suit de près le développement de cette crise politique et sécuritaire.
Par Komi ABLE


