
L’Éthiopie a officiellement inauguré ce jeudi le Grand barrage de la Renaissance (GERD), considéré comme le plus grand ouvrage hydroélectrique du continent africain. Situé sur le Nil Bleu, dans la région du Benishangul-Gumuz, près de la frontière avec le Soudan, ce mégaprojet d’infrastructure symbolise l’ambition énergétique d’Addis-Abeba et marque une étape majeure dans son développement.
Avec une capacité installée de plus de 6 000 MW, le GERD devrait transformer l’Éthiopie en un véritable hub énergétique régional. Les autorités affirment que le barrage permettra non seulement de couvrir les besoins croissants en électricité du pays, mais aussi d’exporter une partie de cette énergie vers les pays voisins, réduisant ainsi la dépendance énergétique de la région et favorisant l’intégration économique.
Cependant, cette inauguration ne met pas fin aux tensions diplomatiques avec l’Égypte et le Soudan. Les deux pays s’inquiètent de l’impact du remplissage du barrage sur leurs ressources en eau, l’Égypte considérant même le projet comme une menace existentielle. Malgré des années de négociations sans issue, Addis-Abeba affirme que le GERD profitera à toute la région, en régulant le débit du Nil et en réduisant les risques d’inondation.
Par Komi ABLE


