
En Centrafrique, l’opposition a confirmé son intention de boycotter les prochaines élections, malgré les appels au dialogue lancés par le pouvoir et les partenaires internationaux. Les principales plateformes politiques dénoncent des conditions jugées « non transparentes » et affirment que la Commission électorale nationale indépendante (ANE) est entièrement contrôlée par le camp présidentiel.
Selon les leaders de l’opposition, la révision du fichier électoral n’a pas respecté les normes de transparence et des cas d’exclusions massives d’électeurs auraient été relevés. Ils accusent également les autorités d’utiliser l’appareil d’État pour favoriser le président sortant, réduisant ainsi les chances d’une véritable compétition démocratique.
Du côté du gouvernement, ces accusations sont rejetées, et un appel à la responsabilité nationale a été lancé pour éviter une crise politique. La communauté internationale suit de près l’évolution de la situation, craignant que ce boycott ne fragilise encore davantage un pays déjà marqué par des années de conflits et d’instabilité.
Par Komi ABLE


