
La décision du ministère des Collectivités territoriales d’organiser des élections en vue du remplacement du maire de Dakar, Barthélémy Dias, suscite une vive contestation. Dans un communiqué rendu public ce mardi, les soutiens de M. Dias dénoncent une décision « précipitée et illégale ».
Selon le document, le recours introduit par l’édile de Dakar devant la Cour suprême est toujours en cours d’examen, ce qui rendrait, selon eux, toute élection prématurée.
Les arguments avancés
Le communiqué s’appuie sur l’article 102 de la Constitution, qui stipule que « les collectivités territoriales s’administrent librement par des conseils élus », ainsi que sur l’article L. 270 du Code général des collectivités territoriales. Ce dernier prévoit que toute vacance de siège doit être constatée de manière définitive, et non sur la base d’une décision encore pendante devant la justice.
Les signataires invoquent également le principe du recours suspensif, reconnu en jurisprudence administrative, qui interdit toute mesure irréversible tant qu’une juridiction n’a pas statué.
Une atteinte aux principes républicains, selon ses soutiens
Pour les proches de Barthélémy Dias, la démarche du ministère et du préfet de Dakar constitue une atteinte aux droits de la défense, à la séparation des pouvoirs et à la légalité républicaine. Ils affirment que cette décision menace « la stabilité institutionnelle et le respect de l’État de droit ».
Appel à la mobilisation
Les soutiens du maire de Dakar appellent les « forces vives de la Nation » à rester mobilisées afin de défendre les acquis démocratiques et à veiller au respect des décisions de justice.
Cette contestation ouvre un nouveau chapitre dans le bras de fer institutionnel autour de la mairie de Dakar, une institution stratégique sur le plan politique.
Par Oumy Thiare



