
Un récent rapport confidentiel des Nations Unies relance le débat sur les responsabilités politiques dans la persistance de la crise à l’Est de la République démocratique du Congo.
Selon ce document, des connexions préoccupantes auraient été établies entre l’ancien président Joseph Kabila, l’opposant Moïse Katumbi, et le général déchu John Numbi.
Les enquêteurs onusiens évoquent des échanges indirects, des intérêts croisés et d’éventuels soutiens à des groupes armés opérant dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, accentuant l’instabilité régionale.
Si les intéressés n’ont pas encore officiellement réagi à ces allégations, cette révélation risque de secouer le paysage politique congolais à moins de deux ans de l’élection présidentielle. Elle met surtout en lumière les interférences politiques dans un conflit déjà ravageur pour les populations civiles.
La communauté internationale appelle à une enquête approfondie et à un renforcement du processus de désarmement des milices. Le gouvernement congolais, pour sa part, dit suivre de près ces révélations.
Par Komi ABLE


