
Une opération conjointe de la Direction générale des services spéciaux (DGSS) et des services anti-drogue a conduit à l’arrestation de trois proches de Sylvia Bongo Ondimba, dans une affaire aux ramifications multiples mêlant trafic de drogue, détention illégale d’armes et trafic de cornes d’ivoire.
Parmi les personnes interpellées figurent Frédéric Haffray, Mehdi Haffray, le beau-fils de Sylvia Bongo, et sa compagne Amélie Duchesne, tous trois de nationalité française.
Selon Jeune Afrique, la perquisition de leur domicile a permis la saisie d’un arsenal compromettant : armes à feu non déclarées, drogues, cornes d’ivoire, et plusieurs passeports en lien avec Noureddin Bongo-Valentin, fils de l’ex-première dame.
Les autorités gabonaises affirment que cette opération s’inscrit dans une stratégie de sécurisation nationale, dans un contexte post-transition marqué par des efforts de lutte contre la criminalité organisée.
De leur côté, les proches de la famille Bongo dénoncent une « mise en scène politique ». À travers leurs avocats, ils dénoncent des actes de torture, des traitements inhumains en détention, et une instrumentalisation de la justice à des fins de vengeance politique.
Cette affaire intervient alors que le procès très attendu de Sylvia Bongo Ondimba et de son fils Noureddin, prévu en juillet, a été reporté à novembre 2025, dans un climat judiciaire de plus en plus tendu.
Entre accusations de trafic, règlements de comptes et pressions judiciaires, le feuilleton Bongo continue de secouer la scène politique gabonaise et internationale.
Par Komi ABLE


