
Le président américain Donald Trump s’apprête à accueillir cinq chefs d’État africains dans la capitale fédérale des États-Unis, du 9 au 11 juillet, à l’occasion d’un sommet de haut niveau consacré aux enjeux économiques, sécuritaires et diplomatiques entre les États-Unis et l’Afrique.
Selon des informations exclusives rapportées par Africa Intelligence, les invitations ont été envoyées récemment à une sélection restreinte de dirigeants africains. Parmi eux figurent :
Bassirou Diomaye Faye, Président du Sénégal ;
Joseph Boakai, Président du Liberia ;
Brice Clotaire Oligui Nguema, Président de la Transition au Gabon ;
Mohamed Ould Ghazouani, Président de la Mauritanie ;
Umaro Sissoco Embaló, Président de la Guinée-Bissau.
Ce sommet, le premier du genre organisé par Donald Trump depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier 2025, vise à relancer les relations bilatérales entre les États-Unis et une Afrique de l’Ouest confrontée à de multiples défis sécuritaires, institutionnels et économiques.
Parmi les thèmes à l’agenda :
Lutte contre le terrorisme au Sahel et dans le Golfe de Guinée ;
Coopération économique et investissements dans les infrastructures ;
Rôle des États-Unis dans la transition démocratique de plusieurs pays africains ;
Présence stratégique de la Chine et de la Russie sur le continent.
Ce choix de convier uniquement cinq dirigeants africains reflète la volonté de Donald Trump de bâtir un partenariat ciblé avec des régimes perçus comme stables ou stratégiquement importants dans la région ouest-africaine. Le Sénégal et la Mauritanie, en particulier, sont considérés comme des partenaires clés en matière de sécurité maritime et de lutte contre l’extrémisme.
Pour le président gabonais Brice Oligui Nguema, ce déplacement à Washington constitue un moment diplomatique important, dans un contexte de transition politique toujours en cours. Il s’agira également de la première visite officielle de Bassirou Diomaye Faye aux États-Unis depuis son élection à la présidence du Sénégal en mars 2024.
L’initiative de Donald Trump intervient alors que la Russie et la Chine renforcent leur présence diplomatique, militaire et économique sur le continent africain. Washington cherche ainsi à rétablir son influence dans une zone marquée par l’instabilité, les coups d’État militaires, et les tensions post-électorales.
Des accords bilatéraux, des annonces d’investissements ou de coopération sécuritaire pourraient être dévoilés à l’issue du sommet. Un communiqué conjoint est attendu à la clôture des travaux, le 11 juillet.
Par Komi ABLE


