
À quatre mois de l’élection présidentielle prévue en octobre, la scène politique ivoirienne se tend. Le PPA-CI de Laurent Gbagbo et le PDCI de Tidjane Thiam ont annoncé la formation d’un front commun de l’opposition, dénonçant l’exclusion de plusieurs figures majeures du processus électoral, notamment leurs propres leaders.
Selon la justice ivoirienne, les radiations des listes électorales seraient fondées sur des motifs légaux. Mais pour l’opposition, il s’agit d’une stratégie politique orchestrée par le pouvoir pour écarter les candidats les plus redoutés avant le scrutin.
Dans ce contexte, Laurent Gbagbo, ancien président de la République, a lancé un nouveau mouvement baptisé « Trop c’est trop », en réaction à ce qu’il qualifie de « dérive autoritaire », dénonçant également la perspective d’un quatrième mandat d’Alassane Ouattara.
Le front commun formé par le PPA-CI et le PDCI réclame :
Le retour immédiat des candidats exclus du processus,
Un accès équitable à la compétition électorale,
Et des garanties de transparence démocratique.
De son côté, le RHDP, parti présidentiel, rejette toute accusation d’instrumentalisation du processus judiciaire. Il accuse l’opposition de vouloir ralentir le calendrier électoral et insiste sur la régularité des procédures en cours.
Cette montée en tension pourrait donner lieu dans les prochaines semaines à de nouvelles manifestations politiques et accentuer la polarisation du débat national à l’approche du scrutin, qui s’annonce déjà sous haute surveillance.
Par Komi ABLE


