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Plagiat ou Appropriation ? La DER/FJ face à de sérieuses accusations sur le projet SUNU BOUTIQUE

Depuis plusieurs mois, la Délégation Générale à l’Entreprenariat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ) promeut le projet SUNU BOUTIQUE comme une solution innovante pour l’accès aux produits de première nécessité dans les quartiers. Mais derrière cette belle initiative se cache une polémique grandissante : plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer un plagiat d’idées développées par des citoyens engagés.

Parmi eux, Abdoulaye Diop, jeune entrepreneur sénégalais, affirme être le concepteur initial de la vision SUNU BOUTIQUE : un commerce de proximité à prix fixes, géré par des jeunes et des femmes, alimenté par un central d’achat. Selon ses déclarations publiques, il aurait présenté son projet à la DER/FJ, au FODEM, à la Primature, et même dans certaines municipalités, en respectant toutes les diligences légales nécessaires.

Dans une publication récente sur ses réseaux sociaux, Abdoulaye Diop rappelle avoir partagé sa présentation avec plusieurs acteurs publics, soulignant notamment le soutien initial de Mme Aminata Diop Samb, Directrice générale du FODEM. Il questionne désormais la récupération non créditée de son idée, alors même qu’il avait pris soin de la documenter et de la proposer dans un cadre légal et transparent.

Une autre voix s’élève : Dieynaba Diop

Ce cas n’est pas isolé. En 2021, Dieynaba Diop publiait un article proposant plusieurs pistes concrètes pour renforcer l’employabilité des jeunes et des femmes. Elle accuse aujourd’hui la DER/FJ d’avoir repris pratiquement quatre des points clés de son document, notamment l’idée des kiosques autonomes (désormais connus sous le nom de “Kiosques DER”).

Dans un article publié sur Leral.net, elle interpelle directement l’institution sur la paternité de ces concepts, déclarant :

“Les kiosques DER viennent de moi. Vous pouvez lire l’article que j’avais publié en 2021.”

Un besoin urgent de transparence

Ces accusations récurrentes posent une question cruciale de gouvernance et d’éthique :
👉 Pourquoi ces initiatives citoyennes ne sont-elles pas reconnues à leur juste valeur ?
👉 Où sont les mécanismes de traçabilité et de protection des idées proposées aux institutions publiques ?

Il est essentiel que la DER/FJ et les partenaires publics concernés clarifient leur position sur ces allégations, pour préserver la confiance des jeunes porteurs de projets, souvent démunis face à ces situations.

La réussite de politiques publiques inclusives passe aussi par le respect de l’innovation citoyenne. Si l’État veut encourager l’entrepreneuriat, il doit aussi protéger les innovateurs. Car plagier une idée, c’est tuer un rêve, et peut-être freiner l’émergence d’un futur bâtisseur.

Par Oumy Thiare

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