
Les épreuves écrites du **baccalauréat général, session de juin 2025, ont officiellement débuté ce lundi à la Maison d’arrêt et de correction de Brazzaville, avec la participation de quatorze candidats détenus. Parmi eux, treize garçons et une fille, tous engagés dans un parcours de réinsertion par l’éducation.
Le lancement de l’examen dans ce centre pénitentiaire a été effectué par le directeur général de l’administration pénitentiaire, le colonel-major Jean-Blaise Komo, dans une atmosphère à la fois solennelle et empreinte d’espoir. Ces détenus font partie des 94 958 candidats inscrits au niveau national pour cette session 2025.
Pendant neuf mois, ces candidats ont suivi un programme d’enseignement adapté, dispensé au sein même de l’établissement pénitentiaire. Selon Alfred Mouzezo Mbala, chef du centre d’examen à la Maison d’arrêt, le défi pédagogique a été relevé avec rigueur et engagement : « Ils ont été en situation d’apprentissage pendant neuf mois. Aujourd’hui, c’est une évaluation pour savoir si le travail qui avait été fait d’octobre à juin a été bien assimilé. »
La première épreuve, celle de mathématiques, s’est déroulée dans de bonnes conditions, grâce à une organisation bien rodée et à la collaboration entre les services de l’administration pénitentiaire et ceux du ministère de l’Enseignement.
Cette initiative illustre la volonté des autorités congolaises de faire de l’éducation un levier fondamental de la réinsertion sociale. En donnant aux détenus la possibilité de poursuivre leurs études et de passer des examens officiels, l’administration pénitentiaire contribue à ouvrir des perspectives nouvelles à ces hommes et cette femme en situation de privation de liberté.
Nombreux sont les observateurs qui saluent cette démarche, estimant qu’elle participe à une justice plus humaine, et qu’elle offre une seconde chance à ceux qui souhaitent se reconstruire.
Les résultats de cette session sont attendus avec impatience, tant pour les candidats concernés que pour les encadreurs qui les ont accompagnés tout au long de l’année scolaire.
Par Komi ABLE


