
Une école pas comme les autres vient de voir le jour au Bénin : une école de sorcellerie. Installée dans une zone rurale du pays, l’établissement ambitionne de « préserver et transmettre les savoirs ancestraux », selon son fondateur, un maître initié respecté dans le milieu des traditions vaudou.
Ici, pas de géométrie ni d’orthographe : les élèves y apprennent les secrets des plantes, les rituels anciens, la lecture des signes, les protections mystiques et les arts de divination. Les cours sont dispensés en langue locale et la formation peut durer plusieurs années.
L’initiative fait débat. Certains y voient une valorisation du patrimoine immatériel africain, d’autres dénoncent une banalisation de pratiques occultes. Le ministère de la Culture, quant à lui, évoque « un laboratoire culturel » qui pourrait attirer les curieux et chercheurs du monde entier.
L’école a déjà reçu ses premiers élèves, âgés de 14 à 35 ans, issus de plusieurs régions du pays. « La sorcellerie fait partie de notre histoire. Mieux vaut l’apprendre dans un cadre contrôlé que la subir sans comprendre », explique l’un des encadreurs.
Par Komi ABLE



