
Depuis son arrivée au pouvoir, Donald Trump a adopté une posture diplomatique à l’égard de l’Afrique marquée par le dédain, la rupture, et parfois, une hostilité ouverte. Jamais un président américain n’avait affiché une telle brutalité à l’égard du continent africain.
Cette politique s’est traduite par une absence totale de visite dans les capitales africaines, un désintérêt manifeste pour les priorités africaines et l’absence d’une stratégie cohérente à l’échelle continentale.
Plus concrètement, Trump a :
Restreint drastiquement l’octroi de visas à des citoyens de plusieurs pays africains, freinant la mobilité étudiante, scientifique et culturelle ;
Supprimé des fonds consacrés à la lutte contre le changement climatique, mettant en péril plusieurs initiatives en Afrique ;
Coupé les budgets de l’aide humanitaire américaine, affectant des programmes vitaux dans les zones fragiles.
Ces décisions unilatérales ont creusé un fossé diplomatique entre Washington et de nombreuses capitales africaines, fragilisant des relations historiquement construites sur la coopération, l’aide au développement et le dialogue multilatéral.
Si certains pays africains tentent de maintenir le contact avec l’administration américaine, l’attitude de Trump a laissé des traces durables sur la perception des États-Unis en Afrique, où la recherche de nouveaux partenaires notamment asiatiques s’intensifie.
Par Komi ABLE



