
La tension diplomatique entre le Mali et l’Algérie s’invite désormais dans les airs. Depuis avril 2025, les autorités maliennes interdisent l’accès à leur espace aérien à tout avion ayant survolé le territoire algérien. Une mesure radicale, consécutive à l’incident frontalier du début avril, au cours duquel un drone malien a été abattu par l’armée algérienne près de la frontière commune.
Cette décision a un impact direct sur plusieurs compagnies aériennes, notamment Air France, Corsair et d’autres opérateurs desservant l’Afrique de l’Ouest (Côte d’Ivoire, Sénégal, Guinée, Nigéria, etc.).
Face à cette restriction, les avions doivent désormais éviter l’espace aérien algérien, en contournant la région par le Maroc ou la Mauritanie. Cette déviation entraîne des allongements de trajets, une augmentation des coûts opérationnels et, pour l’Algérie, une perte de revenus liés aux survols commerciaux.
Les voyageurs subissent également les effets de cette crise : retards fréquents, hausse des tarifs et moins de flexibilité dans les horaires de vol.
En toile de fond, cette crise révèle une détérioration inquiétante des relations bilatérales entre deux pays voisins jadis partenaires stratégiques au Sahel.
Par Komi ABLE


