
L’association Hadin Kan Mahawta, qui regroupe les vendeurs de viande nigériens installés au Sénégal depuis les années 1990, est montée au créneau après l’arrestation de deux ressortissants nigériens accusés d’avoir vendu de la viande de chat sous forme de brochettes. Une affaire qui a provoqué une vive émotion sur les réseaux sociaux et un climat de suspicion envers toute une communauté.
Dans un communiqué rendu public, l’association a exprimé sa « profonde inquiétude » face à la tournure des événements et déploré une « stigmatisation injuste » dont sont victimes les vendeurs de viande nigériens. « Les personnes arrêtées ne sont pas membres de notre association. Pourtant, nos membres subissent depuis lors une vague de méfiance injustifiée », a souligné Ibrahim Alio, président de Hadin Kan Mahawta.
L’organisation appelle les autorités à faire la lumière sur cette affaire, tout en préservant la dignité et la réputation de ceux qui, depuis des décennies, exercent honnêtement leur métier sur le sol sénégalais. Elle invite également les consommateurs à ne pas céder aux amalgames et à différencier les actes isolés des pratiques générales de la communauté.
L’enquête suit son cours, et les suspects devront répondre des accusations portées contre eux. En attendant, Hadin Kan Mahawta insiste sur l’importance de la présomption d’innocence et du respect de tous les acteurs économiques, quelle que soit leur nationalité.
Par Komi ABLE


