
La justice française a clos, sans mise en examen, l’enquête visant Agathe Habyarimana, veuve de l’ancien président rwandais Juvénal Habyarimana, soupçonnée d’implication dans le génocide de 1994. La décision, rendue vendredi 16 mai par les juges d’instruction, repose sur l’absence d’éléments probants.
Dans leur ordonnance, les magistrats affirment qu’il n’existe « pas d’indices graves et concordants » démontrant une complicité d’Agathe Habyarimana dans les crimes de génocide. Les témoignages recueillis, jugés « contradictoires, incohérents, voire mensongers », n’ont pas permis de fonder des poursuites.
Les juges soulignent également l’absence de tout discours public de haine ou d’appel à la violence de la part de la veuve de l’ex-chef de l’État rwandais. « Si la rumeur est tenace, elle ne saurait tenir lieu de preuve », concluent-ils.
Ce non-lieu met fin à plus d’une décennie de procédures judiciaires entamées en France à la suite d’une plainte déposée en 2007 par des rescapés du génocide.
Par Komi ABLE


