
Ce qui s’est récemment passé à l’école Antoine de Padoue à Ziguinchor choque et interroge. Ce n’est ni à la plage de Cabrousse ni à Cap Skirring, mais bien dans un établissement scolaire, un lieu censé incarner le savoir, la discipline et la formation citoyenne, que des scènes totalement inappropriées ont été filmées et diffusées. Des images troublantes, contraires aux valeurs éducatives, circulent désormais, exposant un grave manquement à la vocation première de l’école.
Ironie du sort, il y a à peine deux semaines, une partie de l’opinion publique et certaines autorités s’étaient mobilisées avec véhémence pour dénoncer et tenter d’interdire le Undo Mayo, une manifestation culturelle et gastronomique riche en diversité . Des lettres avaient été adressées aux autorités administratives, des débats houleux avaient émergé, tout cela au nom de la « moralité » et du « respect des valeurs ».
On se souvient aussi des propos très critiques du PCA des Grands Trains du Sénégal, qui avait qualifié l’événement de « débauche » publique. Aujourd’hui, face à cette affaire qui implique une école – un lieu bien plus sensible – nous attendons avec la même fermeté sa prise de position. Où est cette indignation quand il ne s’agit plus d’un festival culturel, mais d’un manquement éducatif au sein d’un établissement scolaire ? Le silence sera-t-il la réponse face à cette incohérence ?
Il est temps d’interroger nos priorités. Ce n’est pas seulement le Undo Mayo qui doit éveiller les consciences, mais chaque acte, chaque événement, surtout quand il se déroule dans un lieu aussi crucial pour l’avenir de nos enfants que l’école.
À suivre…



1 Commentaire
En tout cas c’est désolant