
Dans le but d’améliorer significativement l’organisation du pèlerinage aux lieux saints de l’islam, le Premier ministre Ousmane Sonko a présidé, ce vendredi 11 avril, une réunion interministérielle dédiée à la préparation du Hajj 2025. À l’issue de cette rencontre, un ensemble de mesures a été annoncé, traduisant une volonté ferme de rompre avec les dysfonctionnements des années précédentes.
Lors de cette session, le chef du gouvernement a dressé un diagnostic sans complaisance du dispositif actuel. Il a souligné les nombreuses difficultés qui continuent de miner le bon déroulement du pèlerinage : retards dans l’acheminement des pèlerins, non-respect des normes sanitaires, ainsi que les conditions parfois précaires d’hébergement et de restauration à La Mecque et à Mina.
« Nous devons tirer toutes les leçons des éditions précédentes et rompre définitivement avec les approximations qui ont longtemps caractérisé l’organisation du Hajj », a déclaré Ousmane Sonko, appelant à une réforme en profondeur du système.
Une attention particulière sera portée à la gestion des pèlerins encadrés par les agences de voyage privées. Le Premier ministre a insisté sur la nécessité d’une régulation plus stricte de ce secteur, avec des critères de sélection rigoureux pour les voyagistes, des contrôles renforcés, et une meilleure coordination avec les autorités saoudiennes.
Cette réunion s’inscrit dans un contexte de réforme globale de la gouvernance religieuse, prônée par le gouvernement en place. Elle marque une étape importante vers un encadrement plus professionnel, transparent et humain du cinquième pilier de l’islam, auquel des milliers de Sénégalais aspirent chaque année.
Par Komi ABLE


