
C’est peu, cent jours. À peine assez pour écrire les premiers chapitres d’un mandat, mais suffisamment pour entrevoir les contours d’un style, les hésitations d’un cap, et les premiers froissements d’une gouvernance sous tension d’attentes. Le 2 avril 2024, le Sénégal exultait. Les urnes avaient sifflé la fin d’un cycle essoufflé, emportant avec lui les derniers restes d’une gouvernance en déphasage. L’espoir, ce jour-là, n’était pas une promesse feutrée. Il était crié, chanté, célébré.
À sa tête, Bassirou Diomaye Faye, jeune président au verbe mesuré, à l’intégrité proclamée. À ses côtés, Ousmane Sonko, Premier ministre charismatique, forgé dans les arènes d’une opposition inlassable. Ensemble, ils formaient un duo inattendu mais porteur, incarnant une promesse de rupture, d’éthique, de sobriété et de service.
Le peuple, debout, les regardait. Et dans son regard, il y avait plus qu’un vote : il y avait un cri, une prière presque. Celle d’un État qui protège, d’une parole qui guérit, d’un avenir qui ne trahit pas.
Cent jours plus tard, les défis sont encore là, immenses. Mais l’essentiel demeure : la foi d’un peuple dans la possibilité du renouveau.
Par Komi ABLE


