
Face aux récentes controverses sur la question migratoire, le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Mauritaniens de l’extérieur a publié un communiqué ce samedi. Il y dénonce la diffusion de « fausses informations mêlant l’amalgame, le confusionnisme, l’alarmisme, l’intoxication et la surenchère ».
Le gouvernement mauritanien insiste sur le fait que le pays a toujours accueilli des ressortissants de ses voisins du Nord et du Sud, dont des réfugiés et des migrants traditionnels. « Ces ressortissants sont considérés comme des résidents réguliers et, selon leur titre de séjour, bénéficient de tous les droits dans leur seconde patrie qu’est la Mauritanie », précise le communiqué.
Ces précisions interviennent dans un climat marqué par l’intensification des contrôles migratoires et des expulsions de migrants en situation irrégulière, notamment des ressortissants maliens et sénégalais. Plusieurs associations et ONG ont dénoncé des pratiques jugées excessives, alimentant un vif débat public.
Le ministère mauritanien rappelle que la migration irrégulière représente un défi pour tous les pays concernés – ceux de départ, de transit et d’accueil. Il souligne que le pays a mis en place des procédures simplifiées pour permettre aux ressortissants ouest-africains d’obtenir des cartes de résident. Cependant, il pointe du doigt le non-renouvellement de ces cartes par certains migrants, les exposant ainsi à l’illégalité.
Dans son communiqué, le gouvernement assure qu’il reste attaché à une migration « régulière, sûre et ordonnée », tout en luttant fermement contre les flux migratoires irréguliers et les réseaux criminels qui les exploitent. Il rappelle que chaque cas d’expulsion est examiné de manière individuelle, en collaboration avec les ambassades et les organisations concernées, et que les mesures prises respectent les engagements internationaux du pays.
Enfin, le ministère exhorte les citoyens et les médias à se référer aux sources officielles pour éviter la propagation de rumeurs susceptibles d’alimenter les tensions sur une question aussi sensible.
Par Komi ABLE


