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Débat sur l’amnistie au Sénégal : Abrogation totale ou partielle ?

Le débat sur l’amnistie divise la scène politique sénégalaise, avec deux propositions distinctes

:1. L’abrogation totale, défendue par Thierno Alassane Sall.

2. L’abrogation partielle, associée à PASTEF, bien que la proposition fournie soit une interprétation par Amadou Ba 2.

Cet article analyse ces approches sous un prisme technico-juridique et objectif, en mettant en avant leurs implications sur la vérité et la justice.

1. L’abrogation totale : un gage d’équité et de transparence

L’option proposée par Thierno Alassane Sall vise à supprimer entièrement la loi d’amnistie. Cela signifie que tous les faits concernés par cette loi seraient de nouveau passibles de poursuites judiciaires.

✅ Arguments en faveur de l’abrogation totale :Un retour à la vérité judiciaire : Elle permettrait à la justice de faire son travail sur tous les dossiers, sans distinction ni privilège.

Un signal fort pour l’État de droit : L’impunité ne serait plus garantie pour certains acteurs politiques ou sociaux.

Éviter les sélections partisanes : Aucune catégorie de personne ne bénéficierait d’un traitement de faveur.

Cependant, cette approche pourrait raviver des tensions politiques, car elle expose de nombreuses figures à des poursuites.

2. L’abrogation partielle : une justice à géométrie variable ?

L’approche défendue par PASTEF (et interprétée par Amadou Ba 2) propose une abrogation sélective, qui exclurait certains faits ou certaines personnes de la protection de l’amnistie.

Un risque de protection ciblée : Certains bénéficieraient toujours de l’amnistie, tandis que d’autres seraient exposés à des poursuites.

Une instrumentalisation possible : Cette approche pourrait être perçue comme une manière de protéger ses alliés tout en livrant ses adversaires à la justice.

Un manque de clarté juridique : La définition des critères d’exclusion risque d’être sujette à interprétations et conflits politiques.

D’un point de vue juridique et éthique, l’abrogation totale semble plus cohérente pour garantir une justice impartiale et transparente. L’abrogation partielle, en revanche, peut favoriser des règlements de comptes politiques et compromettre la crédibilité du processus.

Le choix final dépendra de la volonté des autorités et des parlementaires de privilégier l’équité ou de préserver certains intérêts politiques.

Par Komi ABLE

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