
Le maire de Saint-Louis, Mansour Faye, a une nouvelle fois été refoulé à l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) alors qu’il tentait d’embarquer sur un vol d’Air Côte d’Ivoire à destination d’Abidjan. Ce refus d’embarquement, qui intervient après une première interdiction de voyage la semaine dernière, suscite de vives réactions.
Le 10 mars dernier, Mansour Faye avait déjà été empêché de quitter le territoire alors qu’il se préparait à se rendre à La Mecque pour effectuer l’Oumra. Cette fois encore, sans explication officielle des autorités, il s’est vu refuser l’accès à son vol. Visiblement affecté par la situation, le beau-frère de l’ex-président Macky Sall a dénoncé une décision injuste et arbitraire.
> « C’est de l’arbitraire et de l’injustice, mais ça ne passera pas. Si certains pensent pouvoir nous détruire ou nous humilier de cette manière, ils se trompent », a-t-il déclaré à la presse présente à l’aéroport.
Cette interdiction intervient dans un climat politique particulièrement sensible au Sénégal, marqué par des tensions autour du pouvoir et de la gestion de la transition après le départ de Macky Sall. Mansour Faye, ancien ministre et proche de l’ancien chef d’État, est perçu comme une figure influente du camp sortant.
Si aucune déclaration officielle n’a été faite pour expliquer ces interdictions de sortie du territoire, plusieurs observateurs y voient une possible mesure judiciaire ou administrative visant certains cadres du régime précédent.
D’autres y perçoivent une tentative d’entrave aux mouvements des proches de Macky Sall à l’approche de nouvelles échéances politiques.Face à cette situation, Mansour Faye n’entend pas rester silencieux.
Il a affirmé qu’il prendra toutes les dispositions nécessaires pour faire valoir ses droits. Pour l’heure, il demeure bloqué au Sénégal et attend une clarification des autorités compétentes sur son statut.
En l’absence d’une communication officielle du gouvernement, cette affaire risque d’alimenter encore davantage les débats politiques et de raviver les tensions entre les partisans du régime actuel et ceux de l’ancien pouvoir.
Par Komi ABLE


