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Cité Fayçal : vers un bras de fer juridique dans l’affaire des familles d’anciens hauts fonctionnaires menacées d’expulsion

Une vive tension règne à la Cité Fayçal, une résidence historique de Cambérène, où 52 familles d’anciens hauts fonctionnaires de l’État font face à une menace imminente d’expulsion. Parmi elles figurent d’anciens ministres, directeurs généraux et magistrats à la retraite, qui occupent ces logements depuis plusieurs années grâce à des baux emphytéotiques.

Selon des informations révélées par L’Observateur, ces familles ont récemment reçu une sommation signée par Élimane Pouye, directeur de la Société de gestion et d’exploitation du patrimoine bâti de l’État (Sogepa), les informant de la résiliation de leurs baux par l’État du Sénégal.La Cité Fayçal, construite au début des années 1990 par le milliardaire El Hadj Djily Mbaye, a été en grande partie rachetée par l’État sous la présidence d’Abdou Diouf.

À l’époque, ces villas étaient destinées aux membres du gouvernement et autres hauts fonctionnaires. Avec le temps, certains occupants ont signé des baux emphytéotiques, leur garantissant un droit d’usage prolongé sur ces habitations.

Le bail emphytéotique est un contrat de location de longue durée, pouvant aller jusqu’à 99 ans, conférant au locataire un droit réel immobilier sur le bien. Toutefois, l’État reste propriétaire du terrain et peut, sous certaines conditions, décider d’y mettre un terme.

D’après des sources proches du dossier, la décision de l’État s’inscrit dans une politique de récupération du patrimoine foncier public. Plusieurs sites appartenant à l’État font actuellement l’objet de vérifications et de régularisations, notamment en raison de leur affectation à des personnes qui ne sont plus en fonction.

Cependant, cette décision suscite l’incompréhension et la colère des familles concernées, qui dénoncent une rupture unilatérale de leurs baux. Certains évoquent un acharnement politique, tandis que d’autres exigent une négociation avec les autorités pour trouver une solution amiable.

Face à cette menace d’expulsion, plusieurs occupants de la Cité Fayçal envisagent de contester la décision devant la justice. Des avocats spécialisés en droit immobilier ont été saisis pour examiner la légalité de la résiliation des baux et déterminer si l’État est en droit de procéder ainsi.

En attendant, l’incertitude plane sur l’avenir de ces familles, dont certaines résident dans ces logements depuis plusieurs décennies. La question est désormais de savoir si le gouvernement restera ferme sur sa position ou s’il acceptera un dialogue avec les occupants pour éviter une crise sociale.

Par Komi ABLE

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