
Le Sénat togolais est désormais pleinement constitué. Conformément aux dispositions de la Constitution de la Cinquième République, le président de la République, Faure Gnassingbé, a procédé ce mercredi à la nomination des 20 derniers sénateurs, complétant ainsi l’effectif total de 61 membres requis pour cette institution.
Parmi les personnalités désignées figurent des membres issus de divers horizons politiques, y compris de l’opposition. Cette ouverture témoigne d’une volonté d’inclusivité et de pluralisme dans la chambre haute du Parlement.
Voici la liste des nouveaux sénateurs désignés par le chef de l’État :
- Madame ABOUGNIMA K. Molgah
- Monsieur AKOUETE Yaovi Beliki
- Monsieur ALIPUI Sénanu Koku
- Monsieur AZIABLE Koami N’kunu
- Madame BALOUKI-LEGUEZIM Bernadette
- Madame BATIKRANA Kpenta épouse BALAKA
- Monsieur BOURAÏMA Inoussa
- Madame DANGBUIE Afi Xolali Pascaline
- Madame DJIDONOU Akpénè
- Monsieur JOHNSON Togbé Ampah
- Monsieur KABOUA Essokoyo Abass
- Monsieur KAGBARA Uleija Y. M. Innocent
- Monsieur KOFFIGOH Kokou Joseph
- Monsieur KOLANI Lardja
- Madame KOUVAHEY Amoko Holadem
- Madame KPEGBA Kafui
- Madame LAMBONI-KABISSA Issoyotou
- Madame SANKAREDJA Moni épouse SINANDJA
- Madame SANT’ANNA Edwige Clara Ayawovi, veuve AYAYI-ATAYI
- Monsieur TCHASSONA Traoré Mouhamed
Ces nominations viennent compléter les 41 sénateurs élus lors du scrutin du 15 février 2025, finalisant ainsi la mise en place de cette institution législative.
Conformément à l’article 10 de la Constitution de la Cinquième République, le Sénat est composé aux deux tiers de membres élus et à un tiers de personnalités désignées. De plus, l’ordonnance n°2024-001/PR du 5 novembre 2024 précise que cette chambre comprend un total de 61 membres, dont 20 sont directement nommés par le président de la République.
Avec cette mise en place, le Sénat togolais devient pleinement opérationnel et pourra désormais assumer son rôle législatif, notamment en matière de révision constitutionnelle, d’examen des lois, et de contrôle de l’action gouvernementale.
L’installation complète du Sénat marque une étape clé dans l’évolution institutionnelle du Togo. Cette chambre haute, qui manquait jusqu’alors à l’architecture parlementaire, devra contribuer à l’amélioration du cadre législatif et à l’approfondissement du dialogue politique dans le pays.
Avec des représentants issus de divers milieux et sensibilités politiques, cette nouvelle législature sera scrutée de près quant à son impact sur la gouvernance, la consolidation démocratique et la représentation des territoires au sein des institutions togolaises.
Les prochaines semaines seront décisives, notamment avec la mise en place du bureau du Sénat et la définition de son agenda législatif prioritaire.
Par Komi ABLE


