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La RDC suspend l’exportation de cobalt pour quatre mois : un coup dur pour l’industrie des batteries

Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a annoncé la suspension, pour une durée de quatre mois, des exportations de cobalt, un métal essentiel à la fabrication des batteries rechargeables utilisées dans les véhicules électriques, les smartphones et autres équipements électroniques.

La RDC, qui fournit environ 75 % de la production mondiale de cobalt, entend ainsi renforcer le contrôle sur ses ressources stratégiques et favoriser leur transformation locale. Selon le ministre des Mines, cette suspension temporaire vise à « optimiser la gestion des stocks nationaux et encourager le développement de l’industrie locale de raffinage ».

« Nous voulons que la transformation du cobalt se fasse sur notre territoire afin d’en tirer plus de valeur ajoutée pour notre économie », a déclaré un haut responsable congolais. Cette décision s’inscrit dans la volonté de Kinshasa de réduire la dépendance aux exportations brutes et de mieux encadrer l’exploitation de ses ressources minières.

L’annonce a immédiatement provoqué des remous sur les marchés internationaux, le cobalt étant un composant essentiel des batteries lithium-ion. De grandes entreprises technologiques et constructeurs automobiles, notamment en Chine, en Europe et aux États-Unis, pourraient voir leurs chaînes d’approvisionnement perturbées par cette mesure.

Certains analystes prévoient une hausse des prix du cobalt sur les marchés mondiaux, aggravant les tensions déjà existantes sur l’approvisionnement en métaux critiques.Toutefois, cette suspension des exportations pourrait également affecter l’économie congolaise à court terme, en privant le pays de revenus essentiels provenant des ventes de cobalt.

Plusieurs acteurs du secteur minier s’inquiètent d’un possible ralentissement de l’activité et de pertes d’emplois dans un secteur qui emploie des milliers de travailleurs.Les négociations sont en cours avec les industriels et partenaires étrangers pour trouver des solutions alternatives.

Reste à savoir si cette mesure temporaire pourrait se prolonger au-delà des quatre mois annoncés, ce qui marquerait un tournant majeur dans la gestion des ressources naturelles de la RDC.

Par Komi ABLE

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