
Face à une situation budgétaire préoccupante, le gouvernement a annoncé une série de mesures d’austérité visant à réduire les dépenses publiques et rationaliser l’administration. Ces réformes incluent notamment :
• La réduction des salaires des dirigeants et hauts fonctionnaires.
• La fusion et suppression d’agences et d’institutions gouvernementales jugées redondantes.
• La révision des subventions énergétiques, afin d’alléger le poids budgétaire de l’État.
Ces décisions surviennent alors que la dette publique du pays avoisine les 100 % du PIB, une prédiction déjà avancée par l’actuel Premier ministre lorsqu’il était député. Elles s’inscrivent également dans la vision de l’État décrite dans l’ouvrage « Solutions » et le programme de la formation politique au pouvoir.
L’une des critiques majeures adressées à la gestion publique a été la multiplication des agences servant parfois à entretenir une clientèle politique plutôt qu’à apporter des services concrets aux citoyens. Avec ces mesures, l’heure semble être à la rationalisation et à l’optimisation des ressources.
Dans ce contexte, certaines voix avaient déjà plaidé pour une restructuration de l’administration publique. En 2020, le mouvement des cadres de Pastef, à travers sa Commission scientifique Commerce-Entrepreneuriat-PME, avait proposé le concept de « Maison de l’Entrepreneuriat ».
Ce projet visait la fusion de plusieurs structures budgétivores et leur déploiement dans tous les départements du Sénégal afin d’accompagner les entrepreneurs, notamment les jeunes.Avec ces nouvelles mesures, le Sénégal semble amorcer un tournant économique décisif.
Reste à voir comment ces réformes seront mises en œuvre et quels impacts elles auront sur la croissance et le climat social.
Par Komi ABLE



