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Vers une médiation pénale pour les crimes économiques ?

Face aux conclusions accablantes du rapport de la Cour des comptes, le gouvernement sénégalais envisage une approche inédite pour lutter contre la corruption et le détournement de fonds publics. Ousmane Diagne, Garde des Sceaux, a précisé que l’objectif principal de l’État reste la récupération des fonds détournés, évoquant ainsi la possibilité d’une médiation pénale.

Lors des débats à l’Assemblée nationale, la députée Yacine Sall a interpellé le ministre de la Justice sur la nécessité de criminaliser les crimes économiques, une mesure qui permettrait des sanctions plus sévères contre les auteurs de détournements.

Toutefois, Ousmane Diagne a défendu une autre approche : « L’objectif du gouvernement est de récupérer les fonds détournés ou dissipés dans les caisses de l’État », a-t-il déclaré. Une déclaration qui suggère l’option d’un règlement négocié avec les personnes impliquées, afin d’éviter de longues procédures judiciaires.Malgré cette ouverture à la médiation pénale, le Garde des Sceaux a tenu à rassurer sur la rigueur de l’action judiciaire.

« Ceux qui ont détourné des deniers publics vont devoir répondre de leurs actes », a-t-il affirmé. Il a également annoncé qu’une enquête est en cours pour établir l’ampleur du préjudice subi par l’État et identifier les responsables de ces malversations.

« Des investigations seront menées afin d’établir les responsabilités de toute personne ayant commis cette entreprise criminelle », a-t-il précisé, laissant entendre que des poursuites judiciaires pourraient être engagées contre certains acteurs impliqués.

L’idée de recourir à la médiation pénale pour lutter contre les crimes économiques suscite déjà des débats. Faut-il privilégier la récupération des fonds au détriment de sanctions judiciaires sévères ?

Si cette option pourrait accélérer la restitution des sommes détournées, certains estiment qu’elle pourrait envoyer un mauvais signal et encourager l’impunité.Alors que l’enquête se poursuit, le gouvernement devra trancher entre la fermeté judiciaire et l’efficacité économique, un choix stratégique qui déterminera l’avenir de la lutte contre la corruption au Sénégal.

Par Komi ABLE

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