
Dans un élan inédit de transparence, le président ghanéen John Dramani Mahama a rendu publique sa déclaration de patrimoine, marquant une étape majeure dans la lutte contre la corruption au Ghana.
Cette initiative vise à renforcer la confiance des citoyens envers leurs dirigeants et à promouvoir une gouvernance exemplaire.En conformité avec la Constitution de 1992 et la loi sur les titulaires de charges publiques de 1998, Mahama a soumis sa déclaration au vérificateur général du Ghana.
Si la loi impose aux hauts fonctionnaires de déclarer leur patrimoine à leur entrée et à leur sortie de fonction, rendre ces informations accessibles au public est une première qui souligne la volonté du président de responsabiliser l’ensemble de la classe politique.
Selon les observateurs, cette décision pourrait créer un précédent positif pour d’autres responsables publics au Ghana et au-delà. Elle pourrait également inciter à une réforme législative visant à rendre obligatoire la publicité des déclarations de patrimoine pour tous les hauts fonctionnaires.
Dans un contexte où de nombreux pays africains peinent à instaurer une culture de reddition des comptes, l’initiative de Mahama est perçue comme un modèle à suivre, jetant les bases d’une nouvelle ère de transparence et de redevabilité en Afrique de l’Ouest.
Par Komi ABLE


