
La fin du mandat présidentiel d’Umaro Sissoco Embalo divise la classe politique de la Guinée-Bissau. Alors que la Cour suprême a fixé cette échéance au 4 septembre 2025, l’opposition conteste cette décision et estime que le mandat du président devrait s’achever fin février.
La Cour suprême a justifié son choix du 4 septembre en se basant sur la date de validation de l’élection contestée d’Umaro Sissoco Embalo en 2020. Cependant, pour l’opposition, c’est plutôt la date d’investiture officielle, le 27 février 2020, qui devrait être retenue.
L’ancien Premier ministre et chef de file de l’opposition, Domingos Simoes Pereira, rejette la décision de la Cour et insiste sur une fin de mandat en février 2025.
De son côté, le président Embalo ne compte pas quitter le pouvoir tant que son successeur ne sera pas élu et officiellement investi. Il assure que l’élection présidentielle, prévue en octobre ou novembre 2025, devra se dérouler dans les règles et que son départ ne se fera qu’après la passation de pouvoir.
« Chers amis, nous sommes en février, nous allons aux élections donc personne n’est pressé. Ceux qui commentent contre moi savent que leurs thèses sont hors du temps, et je dis toujours que je resterai en fonction jusqu’à l’investiture du nouveau président », a-t-il déclaré.
Cette situation pourrait raviver les tensions politiques en Guinée-Bissau, un pays marqué par des crises politiques récurrentes. L’opposition pourrait contester cette prolongation et appeler à des mobilisations populaires, ce qui risquerait d’accentuer l’instabilité à l’approche des élections.
Les prochaines semaines seront décisives pour savoir si un compromis politique sera trouvé ou si la Guinée-Bissau s’achemine vers une nouvelle crise constitutionnelle.
Par Komi ABLE


