
Le commandant des Éléments Français au Sénégal (EFS), le général de brigade Yves Aunis, a officiellement annoncé le licenciement collectif de l’ensemble du personnel sénégalais employé par ces forces. Cette décision fait suite à la volonté du Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, de mettre fin à la présence militaire étrangère sur le territoire national dès 2025.
Dans une lettre adressée à l’Inspecteur Régional du Travail, le général Aunis a précisé que cette mesure s’inscrit dans l’application directe de la décision gouvernementale annoncée lors des discours du chef de l’État des 28 novembre et 31 décembre 2024. À ces occasions, le Président Faye avait clairement affirmé sa volonté de mettre un terme à toutes les bases militaires étrangères au Sénégal dès 2025, entraînant ainsi la fermeture inévitable des installations françaises.
162 employés locaux concernés par le licenciement
Ce désengagement militaire français impacte directement les travailleurs sénégalais employés par les EFS. 162 employés, dont 12 délégués du personnel titulaires et suppléants, seront licenciés à compter du 1er juillet 2025. Une liste détaillée des personnes concernées a été transmise aux autorités compétentes.
Dans sa correspondance, le général Aunis a sollicité l’accompagnement de l’Inspection du Travail pour garantir que la procédure de licenciement se déroule dans les règles, évoquant un contexte de force majeure imposé par la décision souveraine du Sénégal.
Une rupture historique et un tournant diplomatique
Cette décision marque une étape historique dans les relations franco-sénégalaises en matière de défense. La présence militaire française au Sénégal, qui date de plusieurs décennies, a toujours été un sujet de débat.
Avec l’élection de Bassirou Diomaye Faye, cette question a pris une tournure décisive, s’inscrivant dans une dynamique plus large de renforcement de la souveraineté nationale et de réorientation des partenariats stratégiques du pays.
Le départ des troupes françaises et la fermeture des bases posent désormais plusieurs défis, notamment en ce qui concerne la sécurisation des installations, la reconversion des travailleurs locaux licenciés, ainsi que les négociations diplomatiques entre Dakar et Paris.
L’évolution de cette situation sera suivie de près, alors que le Sénégal amorce un nouveau chapitre dans sa politique de défense et de coopération internationale.




1 Commentaire
Cette rupture est nécessaire et marque un pas important vers la souveraineté du Sénégal. J’exprime ma solidarité envers ces travailleurs et leurs familles. J’espère que les autorités prendront les mesures nécessaires pour les accompagner et faciliter leur réintégration professionnelle.
Le départ de toutes les forces militaires étrangères de notre pays est une demande nationale.