
Le parquet financier a récemment requis la levée de l’immunité parlementaire d’Amadou Ba, ancien Premier ministre et actuel député, dans le cadre d’une enquête sur une affaire foncière portant sur les titres 5058/NGA, 13833/NGA et 1838/NGA. Cette demande a immédiatement suscité une vive réaction de son parti, « Nouvelle Responsabilité », qui dénonce une manœuvre politique.
Le parti d’Amadou Ba monte au créneau
Face à cette annonce, les responsables de « Nouvelle Responsabilité » ont organisé une conférence de presse ce mardi pour défendre leur leader. Cheikh Oumar Anne, ancien ministre de l’Éducation nationale et membre influent du parti, a rejeté toute implication d’Amadou Ba dans ce dossier.
« Sur ce dossier, on ne peut pas interpeller Amadou Ba, parce qu’il n’a aucune responsabilité par rapport à ce dossier. C’est une attaque politique et la Nouvelle Responsabilité est debout derrière son président et fera face », a-t-il déclaré, appelant les militants à la retenue.
Un contexte politique tendu
Cette affaire intervient alors qu’Amadou Ba, arrivé deuxième à la dernière élection présidentielle, prévoit une série de rencontres à travers le pays, dans ce qui ressemble à une préparation pour les prochaines échéances politiques. Certains observateurs y voient une tentative de fragiliser un opposant influent sur la scène nationale.
De son côté, la justice poursuit son enquête et la décision sur la levée de l’immunité parlementaire d’Amadou Ba sera scrutée de près. En attendant, l’ancien Premier ministre pourra compter sur le soutien indéfectible de son parti, qui promet de ne pas se laisser faire.
L’affaire risque d’alimenter les débats politiques dans les jours à venir, alors que les enjeux autour du foncier et de la transparence continuent d’agiter l’opinion publique.


