
L’ancien président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, qui vit reclus dans sa résidence privée du quartier huppé de la Sablière à Libreville, a décidé d’entamer une action pour protester contre le sort réservé à son épouse Sylvia Bongo et leur fils Noureddin Bongo Valentin, toujours détenus après 17 mois d’incarcération.
Selon son avocat, Ali Bongo entend dénoncer les conditions de détention de sa famille, en particulier le manque d’accès aux soins médicaux. Sylvia et Noureddin Bongo souffriraient de problèmes de santé graves, mais n’auraient pas bénéficié d’un suivi médical approprié en prison.
Récemment, un médecin leur a enfin rendu visite et a rédigé un rapport accablant sur leur état de santé, confirmant la nécessité de soins urgents.
Depuis la chute d’Ali Bongo à la suite du coup d’État militaire du 30 août 2023, son épouse et son fils sont poursuivis pour des faits présumés de détournements de fonds publics et corruption. Leur maintien en détention suscite des interrogations et des critiques, notamment de la part de leurs avocats, qui dénoncent un traitement injuste et inhumain.
Ali Bongo, affaibli depuis son AVC en 2018, cherche désormais à mobiliser l’opinion publique et les instances internationales pour obtenir la libération ou l’amélioration des conditions de détention de sa famille.
L’issue de cette affaire demeure incertaine, alors que les nouvelles autorités gabonaises, dirigées par le général Brice Oligui Nguema, continuent leur lutte contre la corruption et la mauvaise gestion de l’ancien régime.
Le bras de fer entre Ali Bongo et le pouvoir en place pourrait encore se durcir dans les semaines à venir, alors que les avocats de la famille annoncent de nouvelles actions juridiques pour réclamer justice.


