
Ce dimanche 26 janvier 2025, le gouvernement de Giorgia Meloni a relancé son initiative visant à externaliser les demandes d’asile en Albanie, malgré les échecs rencontrés lors des précédentes tentatives en 2024. Cette démarche, issue d’un accord signé en 2023 entre Rome et Tirana, vise à transférer des migrants arrivés en Italie vers l’Albanie pour y traiter leurs demandes d’asile.
Un navire militaire italien, le Cassiopea, a quitté le port de Lampedusa avec à son bord 49 migrants en direction du port albanais de Shëngjin. Pendant ce temps, 53 autres migrants ont choisi de présenter spontanément leur passeport, selon le ministre de l’Intérieur Matteo Piantedosi. Cela devrait permettre une accélération des procédures pour déterminer s’ils peuvent bénéficier du droit d’asile ou être rapatriés dans leur pays d’origine.
Controverses et défis
Les deux premières opérations menées en octobre et novembre 2024 avaient échoué, les décisions des tribunaux italiens ayant invalidé la rétention des migrants en Albanie pour des raisons juridiques et humanitaires. Ce nouveau transfert intervient donc dans un climat de tension et de critiques, avec des associations de défense des droits humains dénonçant une violation des conventions internationales relatives à l’asile.
Pour le gouvernement italien, ce projet constitue une « solution innovante » pour gérer les flux migratoires, tandis que l’opposition et les ONG pointent du doigt des atteintes aux droits fondamentaux et une externalisation de la responsabilité européenne en matière d’accueil des réfugiés.L’issue de cette opération sera suivie de près, alors que l’Union européenne continue de chercher des solutions durables et concertées à la question migratoire.


