
La France semble opérer un virage significatif dans sa politique africaine, conséquence des tensions croissantes avec plusieurs pays de la région sahélienne.
L’annonce de la restitution de la base militaire de N’Djamena, un point stratégique pour l’opération Barkhane, marque un nouveau chapitre dans les relations entre Paris et le continent africain.
Ce retrait, prévu pour le 31 janvier, intervient après l’expulsion des forces françaises du Mali, du Burkina Faso et du Niger, où des régimes militaires ont pris le pouvoir ces dernières années, remettant en question la présence étrangère, notamment celle de la France.
Ces événements traduisent un rejet croissant de l’influence française dans ces pays, souvent perçue comme néocoloniale.
En réaction, Paris pourrait revoir sa stratégie en Afrique en privilégiant des partenariats plus égalitaires et en s’éloignant des approches militaires traditionnelles.
Ce repositionnement s’inscrit dans un contexte global où la Russie, à travers le groupe Wagner, et la Chine gagnent en influence sur le continent.
Il reste à voir comment ce retrait impactera les équilibres régionaux en matière de sécurité et de coopération économique.


