
Juba, Soudan du Sud – Le gouvernement sud-soudanais a annoncé une interdiction des réseaux sociaux pour une durée pouvant atteindre 30 jours.
Cette décision survient après la circulation de vidéos bouleversantes montrant les meurtres présumés de citoyens sud-soudanais dans l’État d’El Gezira, au Soudan.
Une décision controversée
Dans un communiqué, les autorités sud-soudanaises ont déclaré que cette mesure visait à “prévenir la diffusion d’informations susceptibles d’inciter à la violence ou à la haine communautaire.”
Cependant, cette décision suscite des critiques de la part des défenseurs des droits de l’homme, qui dénoncent une restriction à la liberté d’expression.
Un contexte tendu
La diffusion des vidéos a provoqué une vague d’indignation parmi la population sud-soudanaise et dans la diaspora.
Les images montreraient des exactions présumées sur des citoyens sud-soudanais vivant au Soudan, un pays déjà en proie à un conflit prolongé et à une crise humanitaire majeure.
L’interdiction des réseaux sociaux est perçue par certains comme une tentative du gouvernement de contrôler la narration des événements et de prévenir d’éventuelles manifestations ou mobilisations en ligne.
Appels au calme
Face à cette situation, des responsables religieux et des leaders communautaires appellent au calme et à la retenue.
Ils exhortent également les gouvernements du Soudan et du Soudan du Sud à collaborer pour enquêter sur ces incidents et garantir la sécurité des citoyens sud-soudanais résidant dans les zones touchées.
L’interdiction des réseaux sociaux et les tensions qu’elle suscite rappellent les défis persistants auxquels le Soudan du Sud est confronté en matière de gouvernance, de droits humains et de gestion des crises transfrontalières.


