
Komi ABLE, un agent municipal au service de la Commune de Golfe 5 au Togo, fait face à une persécution manifeste en raison de son affiliation politique.
Malgré ses 14 années d’expérience et ses compétences reconnues en tant que Journaliste, Communicant et Secrétaire particulier, il n’a jamais bénéficié d’une promotion, alors qu’il représente un axe central dans la rédaction des courriers, rapports et procès-verbaux des réunions et sessions du conseil municipal.
Pendant ce temps, des stagiaires et des collègues moins expérimentés ont été propulsés à des postes de responsabilité.
Diplômé en linguistique et ayant travaillé pour des médias de renommée internationale tels que CGTN, VOA et Aljazeera, Komi ABLE a consacré sa carrière à la communication, apportant son expertise à divers médias en Afrique de l’Ouest et au-delà.
Toutefois, depuis son affectation à la Mairie en 2019, il se trouve relégué au rang d’agent simple, sans la moindre reconnaissance de son travail.
Lors d’un échange avec un haut cadre de la Mairie, Komi ABLE a appris que sa non-promotion était liée à son appartenance au parti politique de l’opposition constructive, l’Union des Forces de Changement (UFC), qui a une forte implantation dans la préfecture de l’Avé.
Ce parti est perçu comme un adversaire par certains au sein de l’administration municipale, et Komi ABLE semble en payer le prix.
Militant très actif et membre du bureau fédéral de sa préfecture, il a été le deuxième titulaire sur la liste des candidats aux élections régionales de 2024 et des rumeurs circule sur sa présence sur la liste des candidats de son parti aux élections sénatoriales de 2025.
Ces engagements politiques, loin de le renforcer dans sa fonction publique, semblent être la cause principale de sa stagnation professionnelle.
Ce cas soulève une question importante sur les pratiques discriminatoires dans la fonction publique et met en lumière les défis que rencontrent de nombreux fonctionnaires qui, comme Komi ABLE, sont persécutés en raison de leurs opinions politiques.
Alors que la loi prévoit des protections contre ce type de discrimination, les réalités de terrain montrent que ces principes ne sont pas toujours respectés.
L’Union des Forces de Changement (UFC), par la voix de ses responsables, doit exprimer son soutien à Komi ABLE et dénoncer cette situation inacceptable dans une administration censée être neutre politiquement.
Le parti doit également annoncer son intention de saisir les autorités compétentes pour enquêter sur cette pratique discriminatoire.
Komi ABLE, pour sa part, affirme ne pas se laisser abattre.
“Je continuerai à servir mon pays, ma commune, et mes concitoyens, indépendamment des obstacles politiques. Je compte sur la justice et l’équité pour faire en sorte que des pratiques de ce type n’aient plus leur place dans notre administration,” a-t-il déclaré.
Cette affaire soulève la question cruciale de la séparation entre la fonction publique et les influences politiques, et pourrait bien devenir un cas emblématique dans la lutte contre la discrimination en milieu professionnel.


