
Daniel Chapo a été officiellement investi président du Mozambique ce mercredi, devenant le cinquième chef d’État de ce pays d’Afrique australe.
Son accession au pouvoir prolonge la domination quasi-ininterrompue du Frelimo, parti historique au pouvoir depuis l’indépendance en 1975.
L’élection de Daniel Chapo reste vivement contestée.
Les partis d’opposition, notamment la Renamo et le Mouvement démocratique du Mozambique (MDM), dénoncent des irrégularités massives lors du scrutin, allant des bourrages d’urnes à l’intimidation des électeurs.
Ces accusations ont terni la légitimité du nouveau mandat présidentiel.
L’investiture s’est déroulée dans un climat tendu.
Venancio Mondlane, figure emblématique de l’opposition, avait appelé à trois jours de grève nationale pour protester contre ce qu’il qualifie de “coup d’État électoral”.
Des affrontements sporadiques entre manifestants et forces de l’ordre ont été signalés à Maputo et dans d’autres grandes villes, mettant en lumière les profondes divisions qui traversent le pays.
Daniel Chapo hérite d’un pays en proie à de nombreux défis : une insécurité persistante dans le nord, où sévit une insurrection djihadiste ; une crise économique exacerbée par les inégalités sociales ; et une confiance en berne parmi une partie de la population.
Le président a promis, lors de son discours d’investiture, de promouvoir la réconciliation nationale et de relancer l’économie, mais ses détracteurs restent sceptiques.
La situation politique tendue au Mozambique pourrait compliquer la mise en œuvre des réformes promises par Chapo.
Les appels au dialogue entre le gouvernement et l’opposition sont cruciaux pour éviter une escalade des tensions et favoriser la stabilité dans ce pays aux enjeux stratégiques importants, notamment en raison de ses ressources gazières.


