
On estime à une trentaine le nombre de pays ne disposant pas de leur propre force militaire.
Ce sont en général des pays de petite superficie et au faible nombre d’habitants, inférieur à 500 000, comme l’Islande, le Liechtenstein, Andorre, ou encore certaines îles de la zone océanique dont la situation géographique n’est pas stratégique.
Seuls le Costa Rica et le Panama font figure d’exceptions avec près de quatre millions d’habitants pour chacun d’eux. Ne pas avoir d’armée ne signifie pas pour autant que ces pays ne peuvent pas se défendre. Pour cela, ils peuvent faire appel à l’OTAN et/ou à des alliés comme les États-Unis, ou encore recourir à la mobilisation générale.
En 1948, le monde se remet à peine du traumatisme causé par la Seconde Guerre mondiale, et le Costa Rica, lui, décide de supprimer son armée. Une décision politique forte qui fait suite à une révolution dans le pays.
Aussi, sitôt arrivé à la tête du pays, Don Pepe instaure la démocratie et la dissolution de l’armée. Les casernes deviennent des musées et le budget de l’armée est redirigé vers la santé et l’éducation.
Une décision forte dans un pays qui a connu de fortes tensions et qui, avec une population de plusieurs millions d’habitants, a des intérêts à défendre.


