
La Médina, le quartier indigène, située au cœur de Dakar, a perdu sa notoriété et n’est aujourd’hui que l’ombre d’elle-même.
Cent dix ans après sa création, elle est de nos jours composée de maisons en pavillon de style colonial auxquelles s’ajoutent des bâtisses de style moderniste en vogue dans les années 50.
Sur l’avenue Blaise Diagne, l’allée la plus populaire, les bâtisses coloniales vieillissent et les immeubles dessinent une architecture hétérogène. Le quartier fait face à plusieurs défis, notamment les bâtiments délabrés et les eaux usées. Le réseau de canalisation date de l’époque coloniale, un système d’assainissement mis à rude épreuve, exposant aux piqûres de moustiques, avec les microbes et où les diarrhées sont également fréquentes.
La Médina, ou « Médinatoul Mounawara » (la ville illuminée), est le nom donné par El Hadji Malick Sy en 1914 après le déguerpissement de six villages Lébou du Plateau, suite à une épidémie de peste.


