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Bassirou Diomaye Faye accélère les réformes : vers la suppression du Cese et du Hcct

Depuis son arrivée au pouvoir le 2 avril dernier, le président Bassirou Diomaye Faye poursuit sa politique de renouvellement, s’appuyant sur les hommes du « Projet » pour diriger l’État. Cependant, cette approche a soulevé des critiques de la part de l’opposition, qui reproche au duo Sonko-Diomaye de ne pas respecter leur promesse électorale de recourir à des appels à candidatures pour certains postes stratégiques.

Le président Faye ne se limite pas à ces nominations. Il a également opéré des changements significatifs dans des secteurs clés de l’administration, tels que l’administration territoriale, la diplomatie, l’armée et, plus particulièrement, la magistrature. Cette dernière a été marquée par l’affectation de magistrats impliqués dans des dossiers liés à des cadres de Pastef, en poste à Tambacounda.

Une des mesures les plus controversées du nouveau régime est la suppression de deux institutions jugées coûteuses et inutiles pour le Sénégal : le Conseil économique, social et environnemental (Cese) et le Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct). Cette décision a été confirmée dans le communiqué du Conseil des ministres du 28 août, où le président Faye a annoncé avoir convoqué une session extraordinaire de l’Assemblée nationale pour réviser la Constitution en vue de dissoudre ces deux institutions.

Le communiqué indique que cette initiative vise à « raffermir les réformes constitutionnelles, améliorer le processus de prise de décision des pouvoirs publics, et rationaliser les charges de l’État ». En effet, ces deux institutions cumulent un budget de près de 15 milliards de francs CFA, une somme que de nombreux Sénégalais considèrent comme un gaspillage.

Cette réforme affectera directement Abdoulaye Daouda Diallo, président du Cese, et Aminata Mbengue Ndiaye, présidente du Hcct, deux figures importantes du régime de l’ex-président Macky Sall. Avec la dissolution de ces institutions, des centaines de membres, majoritairement favorables à Macky Sall, risquent de perdre leurs postes, salaires et avantages.

Le Hcct, composé de 150 membres, et le Cese, avec ses 120 membres, ont longtemps été perçus comme des symboles de la surreprésentation et de la politisation de l’administration publique. Si l’Assemblée nationale adopte le projet de loi, ces deux institutions seront dissoutes, marquant une rupture nette avec l’héritage de l’ancien régime.

Les députés disposent de 15 jours pour se prononcer sur ce projet de loi lors de la session extraordinaire ouverte ce jeudi.

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