
Le 27 juin au soir, le Hezbollah libanais a annoncé avoir lancé une attaque contre une base militaire dans le nord d’Israël. Cette action fait suite à des frappes israéliennes ayant causé la mort d’un de leurs combattants, dans un contexte de tensions croissantes.
Selon le Hezbollah, “des dizaines de roquettes Katioucha” ont visé la “principale base de défense aérienne et antimissile” du nord d’Israël. L’armée israélienne a confirmé avoir détecté environ 35 tirs depuis le Liban, précisant que la majorité a été interceptée sans faire de blessés.
Cette attaque est présentée comme une réponse à deux frappes israéliennes récentes : l’une à Sohmor (est du Liban) ayant tué un membre du Hezbollah, l’autre à Nabatiyé (sud du Liban) faisant plus de 20 blessés. Le Hezbollah a également revendiqué d’autres attaques contre des positions militaires israéliennes le même jour.
L’escalade des violences suscite des inquiétudes croissantes quant à un possible conflit généralisé. Martin Griffiths, chef des Affaires humanitaires de l’ONU, a mis en garde contre les conséquences “potentiellement apocalyptiques” d’une extension de la guerre au Liban.
Bien que le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, ait affirmé qu’Israël ne souhaite pas une guerre contre le Hezbollah, il a souligné la capacité de son pays à “infliger d’énormes dégâts” au Liban. La France a appelé à “la plus grande retenue” face à cette situation préoccupante.
Depuis le début du conflit entre Israël et le Hamas à Gaza le 7 octobre, les échanges de tirs entre le Hezbollah et l’armée israélienne à la frontière libano-israélienne ont fait de nombreuses victimes : au moins 482 morts au Liban (dont 94 civils) et 26 du côté israélien (15 soldats et 11 civils).



