
Sous le feu des critiques, depuis sa sortie controversée de ce week-end, Ousmane Sonko a reçu « le soutien » de ses amis, Bassirou Diomaye Faye, chef de l’Etat, et Pape Alé Niang, directeur de la Rts.
Depuis cette sortie polémique du leader de Pastef, où il a tenu des propos menaçants envers des journalistes, Ousmane Sonko a reçu le soutien de ses plus proches alliés, notamment le président Bassirou Diomaye Faye et le directeur de la télévision nationale RTS, Pape Alé Niang.
Face à ses militants, Sonko a livré un discours enflammé, menaçant des journalistes et des groupes de presse, mais il a semblé éviter d’aborder les préoccupations actuelles des Sénégalais, comme la hausse du coût de la vie et la prochaine fête de la Tabaski.
Certains de ses partisans estiment que dans ce contexte, Sonko s’exprimait en tant que chef de parti politique, dans le cadre d’une tribune. Cependant, lorsqu’il menace directement des journalistes, c’est plutôt le ton du chef du gouvernement qui transparaît.
Le fait que Sonko cite une conversation privée avec le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, est perçu par de nombreux observateurs comme une demande d’avis avant d’enclencher une procédure judiciaire, ce qui est très rare à voir au Sénégal de la part d’un Premier ministre.
Depuis ces déclarations, Ousmane Sonko a reçu de nombreuses critiques de la part d’hommes politiques et d’observateurs de la société civile.
Face à cette situation délicate, le camp au pouvoir semble avoir déployé une stratégie de “contre-feu” pour tenter de limiter les dommages politiques potentiels. Deux actes symboliques ont ainsi été posés : l’ouverture médiatique inhabituelle de la RTS à l’opposition, et la visite surprise du président Bassirou Diomaye Faye dans des marchés de Dakar pour rencontrer les vendeurs de moutons à l’approche de la Tabaski, une opération de communication visant à “faire oublier” le cas polémique d’Ousmane Sonko.


